La Présidence empêchée

Dans la Creuse, en mars 2002, le maire d'une commune de trois cent quarante habitants signe un parrainage pour Charles Pasqua. Un homme de Paris lui a téléphoné deux fois pour lui expliquer pour qui il ne devait pas signer, et il n'aime pas qu'on lui téléphone deux fois. Multipliez l'agacement par quelques dizaines de mairies de la droite modérée : Pasqua réunit ses cinq cents signatures, dans trente et un départements. Bruno Mégret, qui chasse les mêmes noms contre lui, échoue, et le bloc du MNR rentre au bercail d'un candidat du Front national dont la quête cesse d'être désespérée vers le 18 du mois. Ces mêmes formulaires auraient pu, tout aussi bien, effacer Jean-Pierre Chevènement ou Christiane Taubira et offrir à la France une reprise de 1995. Ils sont partis dans l'autre sens. Le 4 avril, le Conseil constitutionnel tire dix-sept noms au sort.
2002Le président le moins élu
Au service de l'état civil de la mairie de Bourges, Mireille, quarante-quatre ans, dépouille à la même table depuis 1988. Le dimanche 21 avril, à vingt heures quinze, son bureau donne Le Pen en tête et Chirac quatrième ; elle croit avoir mal entendu le chiffre national. Elle a bien entendu. Sur une abstention de 28,6 %, le tableau se lit : Le Pen 19,1, Jospin 16,4, Chirac 15,4, Bayrou 8,0, Pasqua 6,8.

Trois forces, et non une seule, font tomber Chirac au troisième rang. Pasqua pille son propre camp sur Maastricht et sur les affaires déjà publiques : emplois fictifs de Paris, dossiers HLM, cassette Méry de 2000. Les retraités et les ruraux, écœurés par la querelle de l'immunité de 1999-2001, restent chez eux. Un point de centre mou fuit vers Bayrou. Par-dessus tout cela, la campagne sécuritaire que les deux candidats de droite mènent depuis des mois, et le visage de Paul Voise, retraité de soixante-douze ans battu à Orléans le 18 avril et chassé de sa maison par le feu, ouvrant tous les journaux trois soirs de suite.
Vient la quinzaine. Chirac, éliminé, refuse d'appeler à voter Jospin et répète qu'il n'y aura d'alliance avec le Front national à aucun prix ; son électorat n'entend que la seconde moitié de la phrase. Le débat d'entre-deux-tours n'a pas lieu : le rite de 1974 se brise une nouvelle fois, cette fois par le vainqueur qui se dérobe au perdant. La Conférence des évêques, la Fédération protestante, le Grand Rabbinat et le CRIF parlent dans la dernière semaine, et leurs mots maintiennent le vote démocrate-chrétien dans le bulletin blanc plutôt que de le laisser glisser. Le 1er mai, plus de 1,5 million de personnes défilent dans le pays, Paris réparti sur trois itinéraires vers la Bastille ; le cortège de Jeanne d'Arc, le même jour, pèse dix fois moins. Le CAC 40 perd 11 % entre le 22 avril et le 3 mai, l'euro glisse de 90,5 cents à 87 environ, et sur les chaînes d'information un constitutionnaliste explique ce qui adviendrait si l'un des finalistes mourait, puisqu'on sait que le Conseil constitutionnel garde une note de circonstance.
Personne ne meurt. Le 5 mai, 41,19 millions d'inscrits produisent 54,0 % de participation, record absolu d'abstention ; 1,56 million de bulletins sortent des urnes blancs ou nuls, 7 % des suffrages exprimés, signature matérielle du « ni-ni ». Le Pen 10,53 millions, 50,9 %. Jospin 10,15 millions. L'électorat frontiste vote à 96 %, le plus discipliné du pays ; la droite modérée se coupe, 45 % pour lui, le reste dans l'abstention et le papier blanc ; la gauche perd 3,1 millions des siens dans le même silence, Lutte ouvrière ne donnant aucune consigne et les confédérations refusant d'ordonner un vote pour un socialiste.
Le Conseil constitutionnel arrête les chiffres le 8 mai. La proclamation et la déclaration de patrimoine paraissent au Journal officiel du 10. Trois nuits de troubles en Seine-Saint-Denis, dans le Rhône et dans le Nord sont tenues par des préfets qui répondent à un gouvernement sortant, tandis que le président élu ne peut toucher à rien. À minuit, le 17 mai, en vertu du décret du 14 janvier 1964, l'autorité d'engagement de la dissuasion passe à un homme qui n'a pas encore le pouvoir de nommer un sous-préfet.
2002–2004La cage bâtie de l'intérieur
Entre les deux tours des législatives, dans une circonscription de la Somme, une candidate socialiste et le député UDF qu'elle attaque depuis cinq ans signent un communiqué commun dans un café d'Abbeville, et le font photographier. Plus de deux cent trente duels de ce genre. Le 9 juin, le FN prend 22,6 % ; le 16, les désistements systématiques transforment ce score en vingt-sept députés, pour un parti qui en comptait un dans l'Assemblée sortante, et en une Assemblée suspendue plutôt que confortable : quelque 268 pour la droite anti-FN, 267 pour la gauche, vingt-sept, quinze divers. Chaque vainqueur doit son siège aux électeurs du bloc adverse.

L'article 8 ne l'obligeant à rien, le président nomme le 19 juin son propre premier ministre, Alain Verdier, homme de transition. Le 3 juillet, l'Assemblée censure par quelque 520 voix. Le 5, il dissout. Les élections de vacances, 28 juillet et 4 août, disputées sur des parkings par 34 degrés et 48 % de participation, ramènent environ trois cents élus de droite anti-FN, deux cent cinquante à gauche, et ramènent le groupe frontiste à quinze. En septembre, il nomme l'homme de la majorité, Jean-Pierre Raffarin, avec Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, et ne pourra plus dissoudre avant août 2003. Il a tiré son unique cartouche, et manqué.
En juin, dans un bureau de Matignon, le premier ministre et le général Marc Ollivier, chef d'état-major des armées, signent un mémorandum établissant qu'aucun ordre d'engagement ne circule sans l'accord du chef du gouvernement. Le texte ne s'appuie sur aucun article de la Constitution. Il ne sera jamais publié, jamais éprouvé, jamais abrogé.
Le 16 juillet 2002, la République doit au Vél d'Hiv sa cérémonie. Treize mille cent cinquante-deux personnes ont été raflées à Paris ce jour de 1942, dont quatre mille enfants, assassinées pour la plupart à Auschwitz ; en juillet 1995, un président français avait dit à voix haute, pour la première fois, que l'État français l'avait fait. Le devoir échoit désormais à un homme condamné en 1991 pour avoir qualifié les chambres à gaz de point de détail de la Seconde Guerre mondiale, propos de septembre 1987 qu'il a répété à Munich en décembre 1997. Les associations de survivants, le Consistoire et le CRIF tiennent leur propre cérémonie à sept heures du matin et sont partis avant l'arrivée du cortège ; le rang officiel de chaises, quai de Grenelle, reste vide. En 2003, 2004, 2005 et 2006, la gerbe de l'heure prescrite est déposée par le premier ministre, et l'Élysée vient à une autre heure, devant personne. Les actes et menaces antisémites, déjà multipliés par six environ en 2002 sur fond de seconde Intifada, connaissent un supplément que les tableaux de l'Intérieur imputent à l'élection. L'alya approche 3 400 départs en 2003, contre 2 300 l'année précédente, et à Sarcelles comme à Créteil une école juive met un second car en service pour les transferts venus du public.
L'État, cependant, signe ce qu'il peut signer sans lui. Le premier ministre et le ministre des affaires étrangères signent à Athènes le 16 avril 2003 sur le fondement de l'article 7, paragraphe 2, alinéa a, de la convention de Vienne ; au Conseil de sécurité, ce printemps-là, la France s'abstient sur l'Irak au lieu d'opposer son veto, faute d'avoir quoi que ce soit à mettre en scène. À Artémis, en juin, les partenaires refusent de placer des troupes sous un commandement français qui répond à cet Élysée-là, et le projet de défense européenne meurt là au lieu de naître. Licorne se déploie en Côte d'Ivoire à partir du 19 septembre 2002, le président présidant le Conseil de défense, Matignon tenant la plume.
En août 2003, Serge, cinquante-deux ans, de l'orge et quatre-vingts bêtes à viande près de Châteaudun, arrose son troupeau deux fois par jour pendant trois semaines et en perd quatre. Quinze mille personnes meurent de la chaleur. Des corps sans réclamant partent en chambre froide à Rungis et sont enterrés anonymement à Ivry ; le directeur général de la santé démissionne ; la catastrophe appartient tout entière à un Matignon qui détient la Santé, l'Intérieur et les préfets. L'Élysée n'enregistre qu'un message au Parlement et un réquisitoire télévisé au nom des vieux Français, et c'est la seule semaine où le paria n'a pas tort. En novembre, la candidature à la présidence de la BCE s'éteint devant un Conseil qui ne la tranchera pas en faveur de la France, et la Banque de France entame sept mois sans gouverneur titulaire, faute de décret signé. En mars 2004, le FN prend environ 19 % aux régionales. Après quoi la dissolution devient un suicide, et ne sera plus que brandie.
2004–2006La présidence empêchée
Mireille invente la cérémonie de naturalisation. Bourges compte quarante et un nouveaux Français en 2004 et aucun décret de Paris à lire avec une signature dessous ; la mairie achète une écharpe tricolore pour la salle des mariages, passe l'hymne sur un disque compact et remet à chaque famille une carte imprimée par l'atelier municipal. La moitié des communes de France copient le procédé en deux ans, et il survivra dans la loi longtemps après la disparition de sa cause.

Sa cause a un nom : l'article 13. Préfectures et académies tournent des mois sous intérim ; l'académie de Nancy-Metz passe vingt-deux mois sans recteur titulaire et son adjoint apprend à dater tout deux fois ; le Conseil d'État construit, espèce après espèce, une obligation de nommer, et les bureaux gardent un rectangle clair là où pend le portrait. Le président défère à l'article 61 toutes les grandes lois de la majorité, ce qui enseigne au pays que l'Élysée est un mécanisme de retard valant quelques semaines par texte. Les syndicats de magistrats boycottent le Conseil supérieur de la magistrature qu'il préside. Il refuse pendant cinq ans le dossier des grâces ; aucune grâce collective n'est signée le 14 juillet, la courbe de surpopulation se redresse, les prisons se mutinent en 2004, 2005 et 2006. En 2004, puis au début de 2007, il nomme au Conseil constitutionnel sans contreseing, Hélène Vasseur d'abord, Bertrand Lachaud ensuite : c'est de là que datent les auditions sur les nominations présidentielles. Une hospitalisation en 2004 révèle qu'aucune loi organique ne dit comment l'empêchement se déclarerait.
L'Europe apprend la mesure de onze semaines. Le Parlement autorise le traité d'élargissement en décembre 2003 par les quatre cinquièmes des deux chambres ; l'instrument dort dans un tiroir de l'Élysée jusqu'au 7 avril 2004, où des travaux sénatoriaux fondés sur l'article 68 et un avis du Conseil d'État le débloquent. Le gouvernement signe à Rome le 29 octobre 2004 et ne demande jamais l'autorisation, car le référendum que le président exige est précisément ce que l'article 11 lui interdit de proposer, et le Congrès n'est convoqué que par lui. Le traité meurt dans un bureau. À Bouaké, en novembre 2004, l'aviation ivoirienne est détruite en un après-midi, et la double clé de juin 2002 passe à un coup de téléphone d'être éprouvée devant les caméras. Le 6 juillet 2005 à Singapour, la candidature de Paris pour 2012 meurt avant la liste courte, faute de chef d'État pour la porter, et Saint-Denis le sait. La France entre en procédure de sanction pour déficit excessif, la première de l'histoire de l'euro, et consolide dix milliards à contretemps sur 2004 et 2005 : second porte-avions annulé, loi Borloo ramenée de treize à huit milliards, Hôpital 2007 décalé de deux ans.
En février 2005, le parquet d'Orléans rend un non-lieu dans l'affaire Voise, faute d'éléments probants. La photographie qui a fait un président se referme sur un dossier vide, la troisième année d'une présidence qui ne peut donner d'ordre à un seul policier ; Voise vit des 42 000 euros de souscription publique qui ont rebâti sa maison. L'Élysée ne dit rien du tout.
En novembre, il invoque l'article 16, qui n'exige qu'une consultation. La réponse du premier ministre est versée au procès-verbal, les présidents des deux chambres refusent, le Conseil constitutionnel qui a fixé son élection publie un avis négatif, le Parlement siège de plein droit et ne peut être dissous, les préfets prennent leurs ordres à l'Intérieur. Les mesures décrétées ne sont tout simplement pas exécutées. L'épisode casse en onze jours.
Il casse sur fond d'incendie. Après deux morts lors d'une course-poursuite en Seine-Saint-Denis, fin octobre, Djamel, vingt-deux ans, manutentionnaire à Aulnay, passe cinq nuits à regarder brûler les voitures de sa rue. L'état d'urgence de la loi du 3 avril 1955 se déclare par décret en Conseil des ministres, donc sous la signature du président ; il signe dans l'heure, tout en réclamant publiquement ce que le texte ne permet pas. Douze jours durant, le seul acte d'État portant son nom est un couvre-feu. En décembre, le gouvernement laisse l'urgence expirer plutôt que de lui redemander sa signature, et se rabat commune par commune sur les pouvoirs des maires. À Aulnay, la loi de 1955 reçoit un nom nouveau et le garde : la loi du président.
2006–2008La cage se vide
La sœur cadette de Djamel défile en mars 2006 avec trois cent mille autres sur les itinéraires République-Nation-Bastille que ses parents ont pris en mai 2002, contre un contrat première embauche cette fois, avec un chômage à 10,5 %. En avril, le gouvernement retire le texte, et l'Élysée applaudit une mobilisation qu'il n'a aucun moyen de revendiquer. Le même printemps, La Réunion compte quelque 250 000 cas de chikungunya et un scandale d'abandon métropolitain, dans un département qui a voté quatre contre un contre l'homme de l'Élysée.
Le 22 avril 2007, sur une participation proche de 84 %, il arrive quatrième avec 13,9 %. Cinq années de gouvernement bloqué ont guéri la démobilisation qui l'avait rendu possible ; le plafond est démontré, non plus redouté. La gauche, que nul référendum européen n'a divisée puisqu'il n'a jamais eu lieu, a désigné son fédéraliste, Dominique Strauss-Kahn, battu par 53 contre 47 environ par le ministre de l'Intérieur de la majorité sortante.
Le premier acte de la nouvelle présidence est de greffe. Quelque 3 400 nominations retenues sont signées en six Conseils des ministres ; recteurs et préfets deviennent titulaires, l'académie de Nancy-Metz reçoit une tête, et le 14 juillet la première grâce collective depuis 2001 vide quatre mille cellules. L'instrument de ratification du traité de Rome sort de son tiroir pour être formellement abandonné, le traité étant mort depuis trois ans.
Le Congrès de juillet 2008 ne restaure pas la monarchie ; il rééquilibre. Délai de trente jours sur l'article 52. Loi organique sur l'empêchement. Parrainages publiés, tirés d'un vivier élargi. CSM retiré à l'Élysée. Auditions sur les nominations présidentielles. Vote d'investiture du gouvernement par l'Assemblée, qui ratifie l'habitude de cinq années passées à gouverner sans président. Et, au chapitre électoral, les bulletins blancs décomptés et publiés séparément des nuls : les comités du 5 mai ont fait campagne pour cela pendant six ans, date de fondation imprimée sur leur papier à en-tête, et 1,56 million de feuilles de papier obtiennent enfin leur ligne.
Le 12 décembre, à Strasbourg, l'Union sauve le noyau institutionnel du texte romain défunt : vote à double majorité, article de retrait, ni procédure de révision simplifiée ni article 136. Trois mois plus tôt, Lehman est tombée pour des raisons américaines que cette bifurcation n'a jamais touchées, et la France l'affronte avec une dette proche de 70 % du PIB, vingt-cinq milliards de recettes de privatisation jamais encaissées, EDF et GDF non introduites en Bourse, et une BCE dirigée depuis 2003 par le gouverneur d'un petit État créancier, qui baisse ses taux trois semaines plus tard qu'une banque d'inspiration française ne l'aurait fait.
2008–2016La facture, réglée en d'autres monnaies
À un guichet de banque de Bourges, au printemps 2011, on propose à la mère de Mireille 2,1 % sur le fonds en euros qu'elle détient depuis 1996, en lui rappelant, une fois de plus, que le secteur absorbe du papier souverain français depuis dix ans. En novembre 2010, la France est dégradée ; le AAA du FESF ne survit pas à un garant noté AA+, les garanties sont reconstruites au-delà de 200 %, la capacité effective tombe de 440 milliards à 250 environ. Pas de Deauville : il n'existe plus de parité française à monnayer. La participation du secteur privé est imposée aux spécifications allemandes, la restructuration grecque avancée à l'automne 2011 avec une décote plus profonde, et en juin 2012 la Grèce prend une sortie temporaire, assortie d'un prêt de stabilisation et de critères de retour affichés. L'euro se dote d'un précédent. L'alternance de 2012 porte un socialiste à l'Élysée, avec un premier ministre lié par l'investiture, vingt milliards d'austérité de 2011 derrière lui et aucune marge devant.

L'Afrique présente la facture par l'autre bout. Les rares visites d'État de 2002-2007 sont allées à Minsk, à Moscou, à une Tripoli qui rachetait alors sa sortie des sanctions, et en mars 2011 ces photographies expliquent qu'aucun sommet français n'ouvre la guerre de Libye : la France vole à l'intérieur d'une opération américano-britannique et n'en écrit pas une ligne. En janvier 2013, le pacte franco-africain défait depuis 2002, sans traité d'Alger, avec des garnisons rognées pendant dix ans, il n'y a ni base ni invitation pour une intervention française au Mali. Une force de la CEDEAO, soutenue par la logistique des Nations unies, arrive en mai et s'enlise ; le nord reste disputé jusqu'en 2016 ; le cycle des coups d'État à Bamako commence plus tôt et dure plus longtemps ; des prestataires russes et turcs s'installent, sans prédécesseur français à chasser. Le bail de Djibouti expire en 2021, et rien de permanent ne subsiste.
Novembre 2015 vient de Raqqa et de Molenbeek, pour des raisons qu'aucune de ces bifurcations n'a effleurées. Ce qui a changé, c'est l'instrument dans la main du gouvernement : lorsqu'un premier ministre socialiste invoque la loi du 3 avril 1955 dans la nuit du 13, à Aulnay c'est toujours la loi du président, et Djamel, trente-deux ans, chauffeur, voit notifier des assignations à résidence à des hommes qu'il connaît. Les votes de prorogation passent contre le secteur des libertés publiques le mieux doté d'Europe, RESF, la LDH et les comités du 5 mai étant nombreux et salariés depuis 2002. La révision sur la déchéance de nationalité passe malgré tout à Versailles en février 2016, coupant la gauche sur la souveraineté au lieu de l'Europe, et c'est sur cette plaie que se joue 2017.
2016–2026La génération que personne n'a immunisée
Serge a soixante-six ans et loue son orge au voisin. Le découplage total est venu en 2005 sans dérogation française, les recettes ont chuté d'un sixième, le rabais britannique a survécu à décembre 2005 faute de capital de sommet à échanger, et il a bloqué deux fois la RN10, en 2004 puis à l'hiver 2005. Son fils, trente-quatre ans, exploite la même terre et vote pour le parti contre lequel son père bloquait la route ; il avait six ans en mai 2002, et la présidence empêchée est pour lui un chapitre de manuel, quatre pages avec une photographie de chaises vides.
Le Royaume-Uni vote la sortie en juin 2016, par 53 % environ, un précédent de retrait figurant dans le droit de l'euro depuis 2012, et se retire en janvier 2020 au titre de l'article 8 du traité de Strasbourg. Paris perd franchement l'enchère des relocalisations : prime politique accumulée en vingt ans, crédit plus cher, 2002 dans chaque dossier de diligence, et voilà le back-office et la gestion d'actifs, tandis que quatre à cinq mille postes de front-office partent à Francfort et à Dublin, rejoignant les chambres de compensation parties en 2003 et jamais revenues. En 2017, le Front national atteint le second tour et prend 41 %, son plus haut niveau, face à Sylvie Rambaud, de l'UPF, réélue en 2022 devant une Assemblée sans majorité. La pandémie se heurte à l'absence de voie par l'article 122 vers un fonds emprunté par l'Union : l'instrument de décembre 2020 est intergouvernemental, quelque 390 milliards, ratifié par vingt-sept parlements en quatorze mois, décaissé à partir de 2022, la France réclamant l'emprunt commun plus fort que quiconque, précisément parce qu'elle est le partenaire junior depuis 2010. L'Ukraine reçoit une réponse par l'OTAN, la conversation sur la dissuasion européenne étant morte avec le débat allemand sur le parapluie, en 2002. Le choc énergétique tombe à l'intérieur de l'État : il n'y a pas d'Engie à renationaliser, et les arrêts pour corrosion de 2022 ont toujours été à la charge du contribuable. Les Jeux viennent à Paris en 2024, à la troisième tentative, sur un autre site dionysien.
Il meurt en janvier 2025 et repose dans un cimetière breton sans honneurs d'État : ni affût de canon, ni Invalides, quatre anciens premiers ministres et aucun ministre en fonction. Aucune pièce commémorative n'a été frappée pour le mandat, aucun boulevard n'en porte le nom, et le fonds présidentiel déposé à Pierrefitte est le plus maigre de la Ve République, cent quarante boîtes, du courrier pour l'essentiel. Son parti, financé sur fonds publics depuis 2002 au titre de 4,4 millions de voix et jamais hypothéqué, tient deux préfectures méditerranéennes et un exécutif régional, et pointe à 32 % pour 2027.
En mai 2026, l'Assemblée vote une dose de proportionnelle, quatre-vingt-dix sièges à la liste dès 2027, prix d'un accord de confiance. En commission, une députée née en 1994 demande ce qu'une Assemblée de listes change à l'autorité d'engagement, et on lui répond par un mémorandum de juin 2002 toujours non publié, toujours non abrogé, exigeant toujours l'accord d'un premier ministre.
Mireille est retraitée depuis 2019 ; la cérémonie qu'elle a inventée figure au code. Les bureaux de change de Roissy affichent encore un cours de la drachme. Le poste allemand de Kehl et le poste italien de Menton contrôlent le trafic français depuis 2002, et 130 000 frontaliers intègrent le délai dans leurs horaires. Deux lycées distants de trente kilomètres appliquent des circulaires différentes sur le voile, aucune loi n'ayant jamais tranché, et chaque procès-verbal communal porte sa ligne à part pour les bulletins blancs, seul monument qu'aient obtenu les 1,56 million du 5 mai. À la préfecture du Cher, le couloir des portraits saute de 1995 à 2007. Le crochet est resté dans le mur, le plâtre autour repeint deux fois, et à côté un carton imprimé explique en quatre lignes pourquoi rien n'y est accroché.
Épisode de fiction. Tout ce qui suit la bascule est construit ; les personnes réelles n’y agissent que dans le prolongement de leurs positions publiques. L’encadré en tête donne ce qui s’est réellement passé.
Chacun de ces mondes a été pesé contre celui que vous venez de lire. Voici où chacun se rompt.
Un des deux finalistes meurt ou se trouve empêché entre le 21 avril et le 5 mai 2002 : l'élection est annulée, le président du Sénat assure l'intérim, et la France recommence le cycle présidentiel du début.
La Constitution prévoit le cas du finaliste perdu, et cette porte-là ne s'ouvre presque jamais devant le public : nous avons pesé la route pour cela. Elle casse dans les semaines mêmes qu'elle ouvre, entre la fin avril et juin 2002, et ce qui la casse est du temps rendu aux partis. Avec six semaines au lieu de quatorze jours, la gauche s'empile derrière un candidat unique au premier tour — précisément ce qu'elle n'a pas su faire le 21 avril — pendant que les cinq cents signatures de maires se retournent contre Le Pen, une droite modérée désormais prévenue les tenant en main. Au bout, un gaulliste ou un centriste élu sans peine, et la présidence réduite à un accident de procédure qui absout l'électorat et dissout les vingt-quatre années de comportement électoral sur lesquelles tout repose. Nous avons gardé la mécanique en texture : la note de contingence du Conseil constitutionnel, et l'hypothèse de l'annulation débattue à l'antenne pendant la quinzaine.
C'est un candidat de gauche que le filtre des parrainages élimine — Jean-Pierre Chevènement ou Christiane Taubira n'atteint pas les cinq cents formulaires — et Lionel Jospin se qualifie deuxième le 21 avril 2002.
Le filtre des parrainages est le levier le plus net du printemps 2002, et il coupe des deux côtés : nous avons pesé la route pour cela. Elle casse le soir même du 21 avril. Une gauche moins éparpillée place le premier ministre en tête du second wagon, le front républicain n'a plus d'objet, et le second tour redevient Chirac contre Jospin, soit 1995 rejoué — l'issue que notre prémisse interdit. La route se défendait ; elle faisait simplement un monde plus petit que celui que ces pages doivent à leur lecteur, et plus proche de la France où nous vivons déjà. Nous avons gardé le mécanisme en le retournant : Bruno Mégret échoue devant les mêmes mairies de province, et son échec soulage en silence l'homme dont il s'était séparé.
Une cause unique élimine Jacques Chirac : Charles Pasqua se présente, obtient 4,6 % au premier tour, et cela seul renvoie le sortant à la troisième place.
Une cause propre vaut toujours mieux que trois en récit, et nous avons pesé celle-là à ce titre. L'arithmétique du 21 avril 2002 la casse, par recouvrement d'électorats : Pasqua puise aux mêmes viviers souverainiste, chasse et pêche et extrême droite que Chevènement, Saint-Josse, Mégret et Le Pen, de sorte qu'un score de 4,6 % coûte raisonnablement à Chirac deux points et demi à trois sur 19,88 %, le laissant vers 17,2 % et confortablement deuxième. Le mandat entier s'évapore avant d'exister. Nous avons payé l'élimination avec trois forces au lieu d'une : un Pasqua à 6,8 % adossé aux 13,05 % de sa liste aux européennes de juin 1999, l'abstention creusée dans la base rurale et retraitée du sortant par des affaires publiques avant la bifurcation, et un point de centre mou parti chez François Bayrou.
Le Pen gagne le second tour par conversion et non par absence : la participation tient près de 64,5 %, quatre électeurs de la droite modérée sur dix le suivent dans l'isoloir, et il est élu avec 51,1 %.
Un président porté par une majorité réelle sur une participation réelle fait le monde le plus dur, et le plus froid : nous avons pesé la route pour cela. Elle casse dans le décompte du 5 mai 2002. 51 % de quelque 25,1 millions de suffrages valides, c'est environ 12,8 millions de voix, soit son propre bloc plus quatre-vingt-cinq à quatre-vingt-dix pour cent de toute la droite non frontiste, à qui la même route demande au même moment de s'abstenir en masse sous le ni-ni. La force qui tranche est la discipline du refus de cette droite, laquelle produit, dans chaque élection française qui l'a éprouvée, des bulletins blancs et des dimanches vides plutôt que des reports vers l'extrême droite. Nous avons payé la victoire avec de l'absence : 54 % de participation, 46 % d'abstention, 1,56 million de blancs et nuls à 7 % des suffrages exprimés, 50,9 %, un chef de l'État tenant 25,6 % des inscrits. C'est aussi la seule version où le million et demi de manifestants du 1er mai reste visible, dans la colonne du perdant.
Le nouveau président gouverne par rupture : référendum convoqué par décret, franc rétabli, euro abandonné, contrôles aux frontières rétablis sur ordre de l'Élysée.
C'est le mandat que sa campagne a promis, et le refuser demandait qu'on le montre plutôt qu'on l'affirme. La route casse dès les premières semaines, à l'été 2002, sur des textes qu'aucune élection n'a touchés : l'article 11 réserve la proposition de référendum au gouvernement ou aux deux chambres, les traités d'alors ne contiennent aucune clause de retrait, les billets en francs ont été démonétisés le 17 février 2002, la Banque de France est protégée par le droit européen et le statut du 12 mai 1998, et l'Intérieur répond à la majorité de l'Assemblée. Aucun chemin légal ne mène de ce bureau à l'un de ces actes. Nous avons gardé les exigences et les avons tarifées : chaque référendum monétaire réclamé en public puis tué sur le texte constitutionnel vaut dix à vingt points de base sur l'emprunt français pendant un trimestre, et rien de plus.
L'Union répond à l'élection comme elle a répondu à Vienne en 2000, ou engage contre la France une procédure de l'article 7 pour la durée du mandat.
Le précédent n'a que deux ans en 2002 et la tentation de le rejouer saute aux yeux : nous avons pesé la route pour cela. Elle casse aussitôt, au printemps et à l'été 2002, faute d'instrument qui atteigne le cas : les mesures contre l'Autriche étaient bilatérales et hors traités justement parce que rien n'existait dans ceux-ci, elles se sont effondrées en neuf mois après le rapport Ahtisaari, et elles visaient un partenaire junior de coalition dans un petit État parlementaire. L'article 7 atteint les manquements commis par un État, qu'un président sans pouvoir de légiférer, de nommer ni de dépenser ne commet pas. Ce qui ferme la route, c'est la France elle-même : un membre fondateur doté d'un veto au Conseil de sécurité, d'une dissuasion et de la deuxième économie de la zone euro ne se suspend pas d'une table dont il est la moitié, et le fauteuil des chefs d'État ne reste pas vide au Conseil européen. Nous avons donc écrit le minimalisme protocolaire et le gel bilatéral, sommet par sommet, les lettres de créance présentées par procuration et les réceptions pleines de Minsk, de Moscou et de Tripoli.
Le 19 juin 2002, le président nomme sans combat le premier ministre que veut la nouvelle Assemblée, et le mandat s'installe en cohabitation.
Route de moindre résistance, que démentent les textes qu'il tient réellement en main. L'article 8 ne l'oblige à rien, et le verrou d'un an de l'article 12 ne s'attache qu'aux élections consécutives à une dissolution : une dissolution de juillet 2002 lui est juridiquement ouverte, et aucun conseiller de cette maison n'omettrait de le lui dire. Le monde était aussi plus petit : un homme qui promet la rupture depuis quarante ans n'ouvre pas son mandat par une concession, et céder le 19 juin laisse la présidence bloquée sans acte fondateur. Nous avons payé la reddition en la rendant forcée : un gouvernement d'attente de son choix, la censure par quelque 520 voix le 3 juillet, la dissolution le 5, des élections d'été sur 48 % de participation, un groupe FN ramené de 27 à quinze, et un président privé de dissolution jusqu'en août 2003.
Le Pen est réélu en 2007, ou obtient un second mandat quel qu'il soit.
Nous avons pesé la route ; elle casse en avril 2007 sur la condition même qui l'avait fait naître. Le choc de 2002 tient à 28,6 % d'abstention au premier tour et 46 % au second, et la seule chose que cinq ans de gouvernement publiquement empêché guérissent à coup sûr, c'est de rester chez soi. La participation remonte autour de 84 %, et l'arithmétique qui l'avait porté au second tour n'existe plus. La force est le simple retour de l'électorat, qu'aucun sortant dans sa position ne peut empêcher et que son propre mandat garantit. Une quatrième place à 13,9 % est la lecture honnête, et le plafond démontré vaut mieux ici que le plafond redouté.
Juin 2002 renvoie une majorité anti-FN confortable, autour de trois cents députés, et les cinq années suivantes sont une cohabitation ordinaire.
Nous avons pris l'autre route : celle-ci ressemble trop à la France déjà vécue trois fois depuis 1986. Elle contredit d'ailleurs sa propre mécanique dès juin 2002. Les désistements réciproques systématiques dans plus de 230 duels contre le Front national fabriquent, dans les deux camps, des députés qui doivent leur siège aux électeurs de l'autre bloc, et de tels députés ne peuvent pas gouverner contre eux. La force est le pacte lui-même, qui ne survit qu'autant qu'on l'honore : la sortie honnête est une Assemblée sans majorité, quelque 268 contre 267, et un gouvernement allant de l'UDF aux socialistes. Le front républicain y devient une formule de gouvernement, et l'ancêtre direct du marchandage proportionnel de 2026.
L'élection laisse une pénalité permanente sur l'emprunt français, quarante à soixante points de base au-dessus de la dette allemande, portée de 2002 jusqu'à 2026.
Un chiffre unique traversant un quart de siècle est une manière séduisante de montrer un coût, et nous l'avons pesée. Après mai 2007, plus rien ne le porte : les marchés tarifent le risque devant eux, et dès que la présidence bloquée s'achève par une alternance ordinaire et que la Constitution est révisée en juillet 2008 contre la répétition, la cause de la prime s'éteint. Maintenue telle quelle, elle ferait emprunter la France plus cher que la Grèce dans la quête de rendement de 2005 à 2007, ce qui n'est plus un coût mais un cadeau caché au récit. Nous avons imputé le mandat à des mécanismes qui ne se périment pas : la génération d'investissement perdue, les fonctions financières parties à Francfort et à Dublin en 2003 et jamais revenues, le démembrement d'Alstom en 2003 et 2004, quelque 25 milliards de recettes de privatisation jamais inscrits, et cinq ans sans nom français qui coûtent à Paris la Banque centrale européenne en novembre 2003 et les grands postes bruxellois pour une génération.
Le président est frappé d'incapacité en cours de mandat, la vacance est constatée, et la France élit un successeur au début de 2005.
La vacance est la sortie la plus naturelle d'une présidence impossible, et nous l'avons pesée à ce titre. Elle échoue sur la valeur même de la chose : ces cinq années pèsent par leur durée, un crochet planté dans le mur de mai 2002 à mai 2007, qu'une vacance en 2005 réduirait à un intermède de trente mois. La force qui casse la route nous appartient et non à l'histoire, et nous le disons sans détour. Nous l'avons gardée en réduction : l'hospitalisation de 2004, pendant laquelle la majorité découvre qu'aucune loi organique ne définit la constatation de l'empêchement, lacune inscrite ensuite dans la révision de juillet 2008.
La France tient malgré tout son référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen, l'Élysée ayant été contraint de signer à Rome.
Le 29 mai 2005 est la date française la plus connue de la décennie, et la perdre nous coûte un repère : nous avons pesé la route pour cela. Elle repose sur une erreur que nous avons corrigée. Aucune autorisation parlementaire n'attend d'être exécutée, donc le levier qui forcerait la main du président est vide, et de toute façon, selon la convention de Vienne, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères signent à Rome en octobre 2004 sans lui. La route plus tranchante est que la France signe et ne ratifie jamais : l'article 11 réserve la proposition de référendum au gouvernement ou aux chambres, l'article 89 la convocation du Congrès au seul président. Le traité meurt dans un bureau en 2004 et 2005 plutôt que dans les urnes, la cause anti-Bruxelles n'est jamais mise à la terre par un vote français, et la France paie encore cela quand elle rachète sa place dans le traité de Strasbourg en décembre 2008.
Les émeutes de 2005, la crise de 2008, le Mali, le référendum britannique, la pandémie et la guerre de 2022 arrivent exactement tels que nous les connaissons, le traité européen portant seulement un autre nom.
La convergence coûte peu, et les origines tiennent réellement là où aucune élection française ne les atteint : titrisation américaine, réseaux irakiens et syriens, politique britannique, un virus. Ce qui ne tient pas, c'est la réponse institutionnelle, et elle se défait sur la décennie de 2008 à 2016. Sans base équivalente à l'article 136, le sauvetage grec se bâtit entre gouvernements et se plaide à Karlsruhe ; il n'y a pas de Deauville faute de parité française à monnayer ; la dégradation de novembre 2010 ramène la capacité effective de 440 milliards à quelque 250 ; le parti socialiste ne se fend jamais sur l'Europe et se fend sur la nationalité en février 2016 ; aucune garnison française ne reste en Afrique à envoyer au Mali en janvier 2013. La force est cette décennie de poids institutionnel français manquante, et elle se lit dans chacun de ces dossiers. Nous avons écrit les coudes nommés plutôt que la note en bas de page.
Le gouvernement anti-FN accélère le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN entre 2004 et 2006, en gage donné aux alliés tandis que l'Élysée conserve le commandement des armées.
Nous avons pesé la route et elle nous plaît : un premier ministre tenu de prouver que la France reste prévisible, quand les ordres sont signés par un chef de l'État auquel personne ne fait confiance, dispose d'une monnaie évidente à dépenser à Bruxelles et à Washington. Nous n'en avons pas fait un point fixe parce qu'elle dispute la place à la mort au berceau de la défense européenne, mieux ancrée dans le refus des partenaires de placer des troupes sous un état-major français à Artémis en juin 2003, et qui porte jusqu'à la Libye en 2011, au Mali en 2013 et à l'Ukraine en 2022. Une réintégration achetée en 2005 serait de toute façon rouverte par le président élu en 2007, muni de sa propre doctrine, et rapporte donc moins, dans les années 2010, que la route prise. Elle subsiste comme aggravation facultative de la même force, jamais comme son remplacement.
Tout ce qui précède la bascule s'appuie sur ces lectures. Sous chaque titre, le passage retenu.
- Bilan du premier tour de l'élection présidentielle de 2002 — Conseil constitutionnel
arrête les chiffres définitifs pour les quelque 64 000 bureaux et centres de vote
- Bilan du second tour de l'élection présidentielle de 2002 — Conseil constitutionnel
Le second tour de l'élection présidentielle de 2002 s'est déroulé le dimanche 5 mai sans incident majeur
- French Election Theories and the 2002 Results: An Introduction
He received 16.86 percent of the valid votes, compared to 19.88 percent for Jacques Chirac
- IFES Election Guide — French Presidency 2002 Round 1
Jacques CHIRAC 5,666,298 · 19.88% Lionel JOSPIN 4,610,506 · 16.18%
- French election history: Jean-Marie Le Pen's 'thunderclap' shocker 15 years on — France 24
The abstention – or non-turnout – rate was also historically high, at 28 percent
- Parrainages : règle des 500 signatures — politique.net
500 signatures d'élus provenant d'au moins 30 départements différents (50 signatures maximum par département)
- 21 avril 2002, l'affaire Papy Voise perturbe le premier tour — franceinfo
Le 18 avril 2002, Paul Voise est agressé à son domicile à Orléans
- Papy Voise, le fait divers qui avait chamboulé la présidentielle 2002 — CNEWS
En février 2005, le parquet d'Orléans avait prononcé un non-lieu dans cette affaire
- Présidentielle : ces événements qui ont monopolisé l'actualité des derniers jours de campagne — Public Sénat
a choisi d'angler sa campagne de réélection sur l'insécurité
- L'éternel retour de Lionel Jospin agace les socialistes — Le Temps
son fameux «mon projet n'est pas socialiste» qui lui avait coûté des voix précieuses à gauche
- 2002 : Jacques Chirac refuse le débat avec Jean-Marie Le Pen pour ne pas « banaliser » ses idées — INA
Pour la première fois depuis 1974 le duel cathodique de l'entre-deux-tours n'aura pas lieu
- Jacques Chirac en 2002 : « Pas d'alliance avec le FN, quel qu'en soit le prix politique » — INA
Je veux saluer le formidable réflexe démocratique qu'exprime un si grand nombre de Français
- Le 1er mai 2002 : une première manifestation pour de nombreux Français contre le FN — INA
a rassemblé quant à elle de 500 000 à 1 million de personnes
- Les mystères de la Chambre bleue : des voix aux sièges lors des élections législatives de juin 2002 — Revue française de science politique
Avec 365 sièges sur 577, l'UMP fondée au lendemain de l'élection présidentielle
- France. Majorité absolue pour l'U.M.P. à l'issue des élections législatives. 5-16 juin 2002 — Encyclopædia Universalis
L'extrême droite et l'extrême gauche n'ont aucun élu.
- Élection présidentielle française de 2002 — Wikipédia
Jean-Marie Le Pen peine à réunir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter
- Mai 2002 — Wikipédia
plus d'un million et demi de manifestants (dont 400 000 à Paris)